Qui suis-je?

Silvia Vannozzi

Tu fais quoi dans la vie?

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Ici, je t’en dirais un peu plus sur moi et je vais le faire en commençant par te parler d’une question, pourtant banale, qui me gêne à chaque fois qu’on me la pose.

J’avoue que ça peut paraître étrange, mais quand on me demande “tu fais quoi comme profession ?” j’ai toujours un moment d’hésitation parce que je ne sais jamais comment répondre.

Effectivement je ne me sens pas à l’aise en répondant « je suis enseignante » et je bloque totalement devant la réplique qui inévitablement va suivre: “ah et tu enseignes dans quelle école?”

Pourtant quand j’étais enfant l’un des mes jeux préférés était justement le jeu de l’école.

En bref : j’étais la maîtresse et ma petite sœur ainsi que mes cousins plus jeunes étaient les élèves.

Evidemment mon intérêt pour ce jeu donnait lieu à des conclusions logiques pour le monde adulte qui m’entourait : Silvia aime jouer à la maîtresse d’école donc elle est une petite fille bien rangée et sage

D’autant plus que ma passion dévorante pour la lecture (une véritable boulimie) faisait de moi le modèle de la fille paisible et réfléchie.

Mais non, je n’étais pas du tout paisible et rangée ! Pourtant je me suis adaptée, tant bien que mal, à cet habit taillé sur mesure pour moi par des adultes, en bonne foi, mais incapables de comprendre que la passion qui se cachait derrière ce besoin de connaissance et de transmission des connaissances qui m’habitait, n’était ni sage ni paisible.

La connaissance comme passion

Oui, parce que, pour moi, la passion, la curiosité, le désir et le plaisir de découvrir ce monde dans tous ses aspects était comme une fièvre qui me brûlait et il fallait que je laisse sortir ce feu pour le partager. Cet enthousiasme de la découverte il fallait le propager.

D’où ma vocation pour l’enseignement.

D’ailleurs ce n’était pas la seule passion juvénile ! J’ai eu plusieurs vocations : l’astronomie, l’éthologie, la musique, l’archéologie, la littérature, la poésie, l’art, le théâtre, la mythologie.

Alors j’ai “pioché” où je pouvais pour combler ces besoins: les livres, les bandes dessinées, le cinéma, la musique, les contes, la nature, les arbres et les montagnes…

C’est ainsi que j’ai commencé à me forger et qu’en plus, j’ai acquis une certitude: la Nature et la Culture sont indissociables, comme je vous l’expliquerai prochainement, si vous continuez à mes suivre en visitant mon blog.

L’ Art et la lecture du monde

Finalement, j’ai pensé qu’une bonne manière pour aller à la source de la connaissance était de continuer mes études. J’ai opté pour le Lycée Classique et j’ai eu la chance d’y rencontrer des enseignants passionnants et passionnés.

Ensuite, je me suis inscrite à la la Faculté de Lettres, avec une spécialisation en Histoire de l’Art.

Pourquoi ? Parce que j’étais convaincue – et je le suis encore – que, si les humanismes permettent un regard universel et une capacité à l’analyse et la réflexion, l’histoire de l’art, en particulier, va encore plus loin.

Autrement dit, l’art et son histoire – avec ses styles, ses périodes, son universalité dans le temps et l’espace – permet d’avoir des approches très variées: littéraire, naturaliste, historique, philosophique, spirituelle, technique et … j’en passe.

De plus, chaque œuvre d’art figuratif peut avoir plusieurs niveaux de lecture, ce qui permet à tous, mais vraiment à tous, de pouvoir en profiter.

Il est vrai que celui qui peut lire tous les niveaux en profitera au mieux.

Mais chacun, avec sa propre sensibilité, ses expériences et son monde émotionnel, pourra jouir de la beauté, de la force et des messages qui se trouvent dans chaque expression artistique. Peut-on dire la même chose d’une œuvre littéraire classique? Prenons un texte de la Renaissance italienne, par exemple ;il est autant accessible à tous qu’une œuvre picturale de le même époque ?

Sans compter qu’ il y a aussi un potentiel dans l’expression artistique qui m’a toujours intriguée : sa capacité à remettre en question les valeurs acquises et les conventions académiques et sociales.

Oui absolument ! En guise d’exemple, je cite deux cas de phénomènes artistiques du XIXe siècle qui m’ont toujours passionnée : le mouvement anglais des Préraphaélites et, pour rester en France, le mouvement des Impressionnistes.

La langue et la communication

Ensuite la langue. Oui, parce que je suis enseignante d’italien aussi, n’est-ce pas? Pourquoi ? Parce que la communication est essentielle à l’être humain, et, en plus… je suis totalement fascinée par une théorie, pourtant très débattue en milieu linguistique : la théorie de la Grammaire Universelle de Noam Chomsky, linguiste révolutionnaire et philosophe américain

crédit photo et article sur Chomsky ici :

Pour résumer : à la question « comment les enfants arrivent-ils à apprendre si vite, si tôt et sans effort, leur langue ? », Chomsky va répondre qu’il y a dans le cerveau humain une « grammaire universelle » innée.

“Une métaphore permettant de saisir ce que Chomsky entend par un ” ensemble de contraintes ” pour parler de sa grammaire universelle serait par exemple le jeu de dés. Avant de lancer un dé, on ne peut savoir si le résultat sera 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, mais personne ne pariera que le résultat sera 7 ou 3,14. Un bébé naissant peut ainsi parler plusieurs langues suivant le pays de sa naissance, mais il ne les parlera pas n’importe comment : il suivra certaines structures préférentielles.  parmi toutes celles qui expliquent comment acquérir une langue, en se basant sur des principes grammaticaux communs à toutes les langues. ”

Fascinant n’est-ce pas ? Pour moi, et compte tenu de mon expérience, cette capacité innée peut être sollicitée aussi chez l’adulte. Et pour cela, il faudrait neutraliser le censeur des “fautes”, le “contrôleur” du ridicule qui habite la plus part de nous, les adultes.

En fin de compte, c’est ce cheminement dans la manière d’apprendre, comme un enfant, et avec des implications émotionnelles, qui explique mon intérêt à l’enseignement et fait la particularité et l’intérêt des cours comme je les conçois : efficaces et libératoires.

En conclusion

Et c’est tout ? Finalement je n’ai pas retracé mon “parcours professionnel” et j’ai mis ta patience à rude épreuve avec cette longue présentation personnalisée.

Normal: j’ai été juste fidèle à moi même.

Cependant, si tu veux vraiment connaître ma formation, je te donne quelques informations sur mon “Curriculum Vitae”.

MON PARCOURS D'ETUDES ET PROFESSIONNEL EN BREF: 
Je suis née à Rome où j'ai effectué mes études.
J'ai étudié la flûte traversière au conservatoire de Santa Cecilia à Rome.
J'ai participé à des fouilles dans la nécropole étrusque de Cerveteri, encadrée par les GAR, groupes archéologiques romains. Dans la même période, j'ai participé à l'organisation de colloques, afin de mettre en place un parc archéologiques dans l'Appia Antica à Rome, qui ensuite a été réalisé.
Pour l'occasion j'ai écris mes premiers articles sur la religion romaine archaïque. Après le lycée classique, j'ai abandonné la musique et j'ai étudié à l'Université "La Sapienza" à Rome, plus précisément à la Faculté de Lettres.
J'ai obtenu ici ma maîtrise avec spécialisation en Histoire de l'Art: ma thèse sur l'art Bouddhiste du Gandhara analysait les liens iconologiques entre art bouddhiste oriental et art médiéval occidental, en particulier sur la symbolique du feu et de l'eau.
Pendant les années universitaires, j'ai fondé et animé une coopérative d'historiens de l'art et architectes - "Imparalarte" - en collaboration avec des collègues : notre but était de promouvoir une divulgation de l'histoire de l'art avec des parcours insolites,  à Rome et ses alentours. 
J'ai aussi accompagné des jeunes de banlieues romaines en voyages-découverte de villes d'art et histoire  italiennes, pour les approcher à l'art du Moyen Âge et de la Renaissance; ces projets étaient subventionnés par la municipalité de la ville de Rome. 
Suite à cette expérience, j'ai commencé aussi à m'intéresser à l'enseignement de l'italien pour un public socialement plus fragile et en particulier pour les immigrés à Rome.   
C'est ainsi que je me suis orientée vers la formation et la spécialisation en enseignement de l'Italien L2 et LE. 
Une fois arrivée en Bretagne (en 1995), le choix de l'enseignement de la langue et de la culture italienne est devenu une évidence. 
En France, j'ai enseigné à l'Université Rennes2, à Sciences Po, à l'École Supérieure du Commerce (toujours à Rennes), ainsi que dans le secteur privé, auprès des associations et dans la formation professionnelle.  
En 2012 j'ai décidé de me mettre à mon compte et de diffuser la langue et la culture italienne, en dispensant des cours, des animations et des conférences. À nouveau, j'ai proposé des parcours d'art d'archéologie et d'histoire et je suis revenue à mon premier amour.

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